Nos kvartirniks — une vieille tradition d’Odessa — rassemblent artistes, écrivains et penseurs pour tester des idées et partager de nouveaux travaux dans des appartements à travers la ville. Ni totalement privés, ni tout à fait publics, ce sont des rencontres ouvertes mais intimes, dans une pièce autour d’une table, quelques chaises, des bouteilles de vin, et des personnes qui pensent à voix haute. C’est souvent ainsi que les choses commencent à Odessa : dans la conversation, bien avant que les institutions ne suivent. C’est là que Babel a trouvé sa voix, et que les nonconformistes ont esquissé leur sortie de l’orthodoxie. Nous jouons avec cette forme ancienne — certaines soirées prennent la forme de discussions, d’autres de lectures ou d’échanges ouverts — afin qu’elle continue à produire du nouveau.